Le Blog Kinov

Tout sur l'actualité et les bonnes pratiques de l'Open Innovation.
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STARTUP : Comète

Comète en quelques mots :

Comète permet aux utilisateurs métiers de faire des feedbacks sur leurs applications de manière fluide et collaborative. Résultat, on implique les utilisateurs dans l’amélioration continue de leurs outils et on permet au responsable produit de prendre rapidement des décisions grâce à l’analyse que nous effectuons des feedbacks.

 

 

Comète nous parle de son expérience Kinov :

 Kinov simplifie notre accès aux grands comptes, ce qui est la partie la plus difficile quand on est une startup. Par ailleurs, la participation à des ateliers Startup x Responsables entreprises nous permet de mieux appréhender les attentes et les enjeux des grands comptes, et d’orienter nos choix afin qu’ils soient en adéquation avec leurs attentes.

STARTUP : ZEGOODMARKET

ZEGOODMARKET en quelques mots :

ZEGOODMARKET créé du lien, de l’engagement et de la collaboration entre tous vos salariés, à l’occasion d’un « vide-grenier » en ligne où chacun achète et vend ce qu’il n’utilise plus chez lui, au bénéfice d’un projet associatif commun : le PDG vend sa guitare à l’assistante, qui vend son canapé au comptable, qui vend un vélo au client, le tout au bénéfice d’une association. C’est facile et, pour la première fois, clients et fournisseurs peuvent aussi participer. Idéal pour fidéliser tout un réseau.

 

 

ZEGOODMARKET nous parle de son expérience Kinov :

 Kinov est une plateforme très dynamique qui nous a permis de rentrer en contact avec nos premiers grands comptes. De notre côté, nous en entendons de plus en plus parler par nos clients et prospects comme d’un incontournable pour sourcer des solutions innovantes.

Ils utilisent Kinov pour le MATCHMAKING …

CAS D’USAGE #1 – Inspirer les collaborateurs au sein des équipes métiers

À l’occasion de Viva Technology, le PMU a proposé aux collaborateurs de la communauté d’idéation interne des CAMPAGNES D’IDÉATION similaires aux appels à projets proposés aux startups. Ainsi, les métiers ont pu tirer en partie leur inspiration de solutions technologiques de startups pré-existantes et se concentrer sur l’imagination de cas d’usage concrets adaptés aux problématiques opérationnelles et stratégiques du PMU.

CAS D’USAGE #2 – Identifier de potentiels partenaires innovants pour les idées internes

À l’inverse, les collaborateurs ayant des idées très spécifiques aux cas d’usage de l’entreprise ont pu identifier, parmi les startups présentes sur Kinov, des technologies existantes et des modèles d’affaires leur permettant d’enrichir leurs propres idées. Le fait de détecter à l’avance des startups qui permettraient de concrétiser leurs idées leur a permis de mieux «vendre» leurs projets intrapreneuriaux en interne.

QUELS OUTILS POUR VOTRE MATCHMAKING ?

ARTICULEZ LES APPROCHES PUSH ET PULL LORSQUE VOUS PRÉSENTEZ DES STARTUPS AUX MÉTIERS

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Tous composés de la même manière : pitch vidéo, documents, LinkedIn des fondateurs, réseaux sociaux, proposition de valeur, business model, etc. les fiches startups sont construites de manière esthétique et synthétique afin de faciliter leur lecture et leur compréhension par des équipes métiers.

Qu’ils recherchent une solution innovante à une de leurs problématiques opérationnelles via les mots-clés ou le moteur de recherche ou bien qu’ils soient simplement en train de consulter l’activité d’autres utilisateurs, Kinov profile les utilisateurs pour leur suggérer, à leurs prochaines connexions, les startups susceptibles de les intéresser.


IMPLIQUEZ LES ÉQUIPES DANS LES COMMUNAUTÉS MÉTIERS

Une communauté est composée de membres qui échangent entre eux tous types de contenus au sujet de startups qu’ils se partagent.

Dès qu’une startup est sourcée et partagée dans la communauté, tous les autres sont immédiatement au courant et peuvent liker, commenter et évaluer rapidement et en toute simplicité les synergies pressenties avec elle.

Ainsi, vous impliquez vos équipes métiers de manière très légère dans le sourcing et la qualification des startups ce qui facilite l’identification des futurs porteurs de projet et génère de l’engagement chez eux.

 


PROFITEZ D’UN TEMPS FORT D’INNOVATION POUR CAPTIVER LES MÉTIERS

Un challenge est un appel à candidatures proposé aux startups qui visitent le site de Kinov soit environ une dizaine par jour. Or, qui dit challenge dit jury, et qui dit jury dit évaluateurs.

Les challenges sont donc un excellent moyen pour identifier les potentiels «matchs» entre des startups candidates et des équipes métiers. En tant qu’évaluateurs, ces derniers disposent d’une grille de qualification et d’une liste de startups à évaluer, il ne leur reste plus qu’à évaluer les synergies potentielles avec elles sur 5 étoiles.

Grâce à ces évaluations plus ou moins argumentées, il est ensuite aisé de voir quels collaborateurs sont enthousiasmés par quelles startups et de trouver ainsi les «match».


ORGANISEZ VOTRE CAMPAGNE D’IDÉATION  POUR LES MÉTIERS

 

Organisez une campagne de collecte des idées innovantes en interne, auprès de vos collaborateurs et nommez un jury pour les évaluer. Ce module permet de détecter et encourager les projets intrapreneuriaux en réflexion (pas toujours assumée).

Le fait de réaliser la campagne sur un outil de sourcing de startups permet à la fois d’inspirer les collaborateurs, de les faire réfléchir sur des cas d’usage à partir de solutions de startups et de les aider à identifier des solutions innovantes pour concrétiser leurs idées.

 

 

MATCHMAKING : État des lieux

Acculturez pour mieux matcher

PAS D’OPEN INNOVATION SANS MATCHMAKING

Contrairement au sourcing, à la qualification et à la collaboration avec des startups, le “matchmaking” est souvent une activité ignorée ou négligée par les équipes Innovation / Open Innovation. Pourtant, c’est un point de passage quasiment obligatoire de toutes les collaborations avec des startups.

En effet, dans la plupart des entreprises l’innovation est une “fonction support” dont la mission est de diffuser une culture de l’innovation en interne, de connecter les métiers avec des partenaires innovants externes et de les accompagner dans les projets d’Open Innovation qui émergent.

Cela signifie que, tôt ou tard, pour chaque projet d’Open Innovation et en particulier les collaborations avec des startups, il faut trouver une équipe métier en interne qui souhaite “sponsoriser” la démarche et prendre en charge la gestion du projet.

Si aucun sponsor n’est trouvé, le projet ne démarre pas ou bien s’arrête. Et même si l’équipe Innovation démarre parfois les premières itérations du projet seule (POC), au moment du déploiement de la solution innovante, un sponsor métier sera indispensable, ne serait-ce que pour des questions budgétaires.

Cela dit, il est bien plus facile de trouver des startups prêtes à travailler avec l’entreprise, même après un filtre de qualification drastique, que des porteurs de projets en interne motivés pour travailler avec ces startups.

C’est toute la problématique de l’acculturation des métiers à l’Open Innovation qui se cristallise dans le matchmaking.

Deux options s’offrent alors pour briser le mur de l’acculturation et réussir le matchmaking entre des startups et les métiers : foncer dans le mur en espérant le briser ou bien acculturer les équipes.

FONCER DANS LE MUR EN ESPÉRANT LE BRISER…

Cette option, largement choisie et pratiquée par la première génération d’équipes Innovation / Open Innovation de grands groupes (il y a 3 à 5 ans), est souvent combinée à une approche “push” du sourcing (cf Article sur le sourcing).

Le raisonnement des équipes qui choisissent cette option est simple. Les équipes métiers n’ont ni le temps de chercher dans l’écosystème startups des solutions innovantes à leurs problématiques opérationnelles, ni le temps de qualifier ces solutions pour construire des cas d’usage métiers.

Les équipes Innovation / Open Innovation prennent donc le parti d’effectuer elles-mêmes ces tâches, sans déranger les métiers, y compris la construction des cas d’usage sur la base desquels les métiers prendront la décision de lancer les projets ou non.

Ainsi, les étapes de sourcing et de qualification des startups se déroulent quasiment sans consulter les équipes métiers (sourcing push), le but étant d’arriver à construire un cas d’usage suffisamment pertinent et complet pour réussir à leur “vendre” le projet et les convaincre de le réaliser.

En voulant alléger les métiers, les équipes Innovation / Open Innovation qui agissent de cette manière encouragent souvent un rejet des solutions proposées par manque d’engagement des métiers, c’est le fameux syndrome du Not Invented Here. Mais pire, elles risquent surtout leur crédibilité. En effet, les métiers, n’ayant pas été suffisamment acteurs de la sélection de la startup, auront tendance à se retourner contre l’Innovation en cas de difficultés pendant le projet.

Finalement, c’est un peu comme si l’équipe Innovation / Open Innovation misait sur un cas d’usage si convaincant qu’il briserait le mur de l’acculturation…

Quelquefois le mur est brisé, les métiers emballés et le projet lancé, mais dans la majorité des cas c’est le projet qui est brisé ainsi que tout le travail déjà réalisé par l’équipe Innovation / Open Innovation.

ACCULTURER LES METIERS POUR MIEUX MATCHER

Rares sont les cas de succès pour les équipes Innovation / Open Innovation qui ont choisi l’option décrite ci-dessus. En effet, le matchmaking est une étape incontournable dont le succès ne réside pas simplement dans les méthodologies, les processus et les outils. Le facteur humain y est déterminant.

Générer de l’engagement chez les équipes métiers bien en amont des projets d’Open Innovation est la clé de la réussite du matchmaking. Il ne faut surtout pas croire que c’est en allégeant leur contribution pendant le sourcing et la qualification des startups que ceux-ci accepteront mieux l’innovation.

Au contraire, c’est en les sollicitant et en les impliquant très en amont des projets d’Open Innovation que l’on peut espérer générer chez eux de l’engagement. Notamment, ils doivent absolument être acteur du sourcing et de la qualification des startups avec lesquelles ils travailleront plus tard.

Mais pour cela, il faut leur faciliter l’accès aux startups sourcées par l’équipe Innovation, leur offrir la possibilité de sourcer eux-mêmes d’autres startups facilement et leur permettre de s’exprimer collectivement au sujet de ces startups pour faire émerger les synergies avec leurs projets d’actualité.

Et c’est là que le digital, le collaboratif et le social prennent toute leur importance. Le digital facilite l’accès de tous, sur un smartphone ou un ordinateur, à l’écosystème startups.

Le collaboratif permet de qualifier les synergies avec les startups grâce à l’intelligence collective, qui ne demande que peu d’investissement personnel à chacun. Et le social stimule les collaborateurs, les équipes et les différents services en valorisant les meilleurs contributeurs de la démarche Open Innovation.

Cette démarche présente de nombreux avantages : en plus d’augmenter les flux de startups sourcées et qualifiées, elle favorise le décloisonnement de l’entreprise et une mutation globale vers le modèle de “l’entreprise plateforme” centrée autour de l’Innovation.

Bien sûr, le niveau d’acculturation global de l’entreprise déjà atteint sur le sujet de l’Open Innovation contribue à la mise en oeuvre de cette stratégie de matchmaking.

LA FIN DES EQUIPES OPEN INNOVATION ?

Vous l’aurez compris, le matchmaking est non seulement une étape incontournable pour tous les projets d’Open Innovation mais aussi un passage très difficile à passer en raison des enjeux culturels qui y sont liés. C’est pourquoi les équipes Innovation / Open Innovation de grands groupes travaillent activement à l’acculturation de leurs collaborateurs.

L’objectif immédiat est, certes, de faciliter le matchmaking pour avoir un “Time-to-POC” plus court et donc une démarche Open Innovation plus performante. Mais l’objectif plus lointain est, pourquoi pas, d’apprendre aux métiers à sourcer, qualifier et collaborer avec des startups seuls.

D’aucuns disent que les équipes Innovation / Open Innovation disparaîtront une fois cet objectif atteint. Nous pensons plutôt que leur rôle évoluera d’une fonction de sourceur et lobbyiste à une posture de stratège et mentor.

Stratège et mentor car une fois le travail fondamental d’acculturation bien avancé, si les équipes métiers sont capables de sourcer et qualifier des solutions innovantes seuls, il sera absolument nécessaire que l’équipe Innovation joue un rôle à forte valeur ajoutée, centré sur la prospective et le management d’un portefeuille d’expérimentations en cours.

En guise de conclusion, il est important de souligner que les métiers et l’Innovation ne sont pas les seules équipes impliquées dans l’accostage d’une startup à l’entreprise et invitées à entrer dans une dynamique d’acculturation. D’autres fonctions support telles que les Achats, la DSI ou la Communication ont un rôle absolument clé à jouer au cours du matchmaking.

Ce sont elles qui, par leur organisation, leurs processus et leur accompagnement, encouragent les métiers à collaborer avec des startups, fluidifient la gestion des projets et facilitent la réussite des collaborations.

 

STARTUP : Show-Roomer

Show-Roomer en quelques mots :

Show-Roomer augmente la transformation sur les site e-commerce en recueillant les questions des visiteurs sur un site marchand et en y répondant de la manière la plus adaptée avec, soit nos équipes, soit en activant la communauté d’anciens clients ou en lien avec le SAV des partenaires.
Nous diminuons la pression sur le SAV du partenaire au maximum et nous activons autant que possible les anciens clients pour produire un contenu riche qui va rassurer les clients qui hésitent et qui sera ensuite posté sur notre solution, visible pour les prochains clients. Nous observons une augmentation de 5 à 15% sur les sites où nous sommes présents.

 

 

Show-Roomer nous parle de son expérience Kinov :

 Grâce à Kinov, nous sommes en discussion avancé avec un acteur important sur un nouveau secteur, le voyage et nous avons déjà obtenu plusieurs RDV chez des grands comptes.

STARTUP : BILLEE

BILLEE en quelques mots :

Marre d’attendre au restaurant pour le serveur, l’addition, la machine à carte ou la note de frais ? 

BILLEE est une application mobile gratuite et téléchargeable par tous, permettant de partager l’addition et de la régler avec différents moyens de paiement en moins de deux minutes. BILLEE permet aussi bien au client de noter et de laisser un commentaire sur la qualité de l’expérience au restaurant, qu’au restaurateur d’activer un programme de fidélité, de suivre les commentaires laissés ou de capter de nouveaux clients selon leur profil.

 

 

BILLEE nous parle de son expérience Kinov : KINOV est une plateforme pragmatique, qui a bien compris qu’une Startup n’existera qu’au travers la création de liens privilégiés avec les Grands Comptes. Dans toute cette effervescence autour des Startups, rares sont ceux comme KINOV qui se démarquent et offrent non pas des pelles pour chercher de l’or, mais de l’or directement!

Ils utilisent Kinov pour qualifier leur startups sourcées

CAS D’USAGE #1 – Solliciter la communauté d’innovation interne pour qualifier les startups sourcées

Mobivia Groupe (Norauto, Heetch, Drivy, Midas…) utilise les COMMUNAUTÉS pour mettre en commun régulièrement les startups sourcées par les membres de la communauté d’innovation interne. Ceux-ci manifestent leur intérêt et explicitent les synergies pressenties grâce aux likes, commentaires et évaluations. Les startups qui suscitent le plus d’intérêt sont rencontrées et la communauté est au courant des avancées.

CAS D’USAGE #2 – Partager les retours d’expérience de plusieurs grands groupes sur des startups en POC

L’équipe innovation de Mobivia Groupe est impliquée en tant que membre du jury dans des CHALLENGES multi-groupes réalisés sur Kinov. Au cours de ces challenges, les membres du jury mettent en commun leur sourcing sur des problématiques communes et partagent leurs retours d’expérience sur les startups qu’ils connaissent et qu’ils ont déjà testé ce qui enrichit les qualifications de chacun sur les startups sourcées.

 

QUELS OUTILS POUR VOTRE QUALIFICATION ?

CAPTEZ L’ATTENTION DES ÉQUIPES MÉTIERS LORSQUE VOUS LEUR PRÉSENTEZ DES STARTUPS

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Tous composés de la même manière : pitch vidéo, documents, LinkedIn des fondateurs, réseaux sociaux, proposition de valeur, business model, etc. les fiches startups sont construites de manière esthétique et synthétique afin de faciliter leur lecture et leur compréhension par des équipes métiers.

Les likes, commentaires et partages permettent de manifester un intérêt pour telle ou telle startup et d’en expliciter la raison, le tout étant historisé en interne sur la fiche de la startup. Les mentions (de collaborateurs, d’autres startups…) ajoutent une dimension sociale et collaborative à la qualification.


SIMPLIFIEZ VOS FLUX DE QUALIFICATION AVEC LES COMMUNAUTÉS

Les communautés sont l’élément central de la qualification des startups en faisant appel aussi bien aux équipes métiers en interne qu’aux acteurs de l’écosystème. Une communauté est composée de membres qui échangent entre eux tous types de contenus au sujets de startups qu’ils se partagent.

Notifiés à chaque nouveau post, les membres disposent des mêmes outils d’évaluation simples et intuitifs que pour les challenges. Ainsi, dès qu’une startup est sourcée par l’un d’eux et partagée dans la communauté, tous les autres sont immédiatement au courant et peuvent qualifier rapidement et en toute simplicité les synergies pressenties avec cette startup.

 


ORGANISEZ UNE CAMPAGNE DE QUALIFICATION AVEC LES CHALLENGES

Un challenge est un appel à candidatures proposé aux startups qui visitent le site de Kinov soit environ une dizaine par jour. Or, qui dit challenge dit jury, et qui dit jury dit évaluateurs.

Les challenges sont donc un excellent moyen pour mener une campagne de qualification impliquant les équipes métiers. En tant qu’évaluateurs, ces derniers disposent d’une grille de qualification des dossiers et d’une liste de startups qui leur est attribuée dans l’application et par mail.

En toute simplicité, il ne leur reste plus qu’à consulter les fiches des startups pour se faire
un avis et évaluer les synergies potentielles avec elles sur 5 étoiles.


CONNECTEZ-VOUS À L’ÉCOSYSTÈME POUR VOTRE QUALIFICATION

 

Que ce soit à l’occasion d’un challenge ou dans des communautés, les administrateurs ont la possibilité d’inviter des utilisateurs extérieurs à l’entreprise et leur attribuer des droits et permissions plus ou moins étendus.

Ainsi, il est facile de se connecter avec d’autres acteurs de l’écosystème, ensemble ou séparément, afin de bénéficier de leur sourcing, de leur expertises ou de solliciter leur avis sur telle ou telle startup. Ce fonctionnement est aussi adapté aux opérations de sourcing et qualification multi-groupes.

 

 

QUALIFICATION : État des lieux

Dans un contexte de “commoditisation” du sourcing, comment qualifier un flux volumineux et incessant de startups ?

 

FAIRE APPEL À L’ÉCOSYSTÈME EXTERNE

Nous avons eu en 2016 près de 10K créations de startups en France. Un tel dynamisme s’explique d’une part par l’essor du digital et la baisse drastique des investissements nécessaires au lancement de nouvelles offres, et d’autre part par un puissant effet de mode qui invite de plus en plus de jeunes actifs à “lancer leurs startups”.

Mais ces deux leviers ne favorisent et ne garantissent en aucun cas la “qualité” des projets démarrés, ni leur caractère innovant, au contraire ! Et pour cause, 50% des startups échouent avant la fin de leur 1er exercice, et sur ces échecs, 42% sont dus à l’absence même d’un marché, 23% à l’équipe, 17% à l’absence d’un business model et 17% à la faible qualité du produit…

Si l’on ajoute à cela la “commoditisation” du sourcing qui a lieu grâce aux outils et aux intermédiaires (cf article “SOURCING : État des lieux”) c’est-à-dire la facilité à sourcer rapidement un grand nombre de startups, on saisit l’ampleur du défi de la qualification de ce flux volumineux et incessant de startups pour les équipes Innovation / Open Innovation de grands groupes.

Qui plus est, la qualification des startups est un travail de spécialiste, c’est un métier à part entière et un savoir-faire qu’ont développé d’abord les investisseurs (VCs, business angels…) puis d’autres instances de financement (BPI France, banques, réseaux d’entrepreneurs…), des accélérateurs reconnus, des agences de notation de startups, labels et classements, etc.

Pour les équipes Innovation / Open Innovation de grands groupes, dont le métier n’est pas de qualifier des projets entrepreneuriaux mais de diffuser l’innovation dans l’entreprise, il apparaît évident qu’il ne faut pas chercher à qualifier soi-même les startups sourcées mais plutôt miser sur un réseau de “prescripteurs” de startups dès le sourcing. Le bénéfice sera double : augmentation du nombre de startups qualifiées grâce aux effets réseau et amélioration de la pertinence de la qualification grâce à la mise en commun des compétences.

Bref, en simple : on source de plus en plus de startups, la qualité des projets n’est pas à la hausse et seuls des experts sont vraiment à même de “faire le tri” entre les projets entrepreneuriaux qui ont leurs chances et les autres. Pour pouvoir se concentrer sur ses propres missions, l’équipe Innovation / Open Innovation doit donc collaborer avec un réseau de prescripteurs qui effectuent un travail permanent et qualitatif de qualification.

FAIRE APPEL AUX ÉQUIPES MÉTIERS

Dans un contexte d’Open Innovation, “qualifier une startup” ne signifie pas simplement évaluer la qualité du projet entrepreneurial en tant que tel, c’est avant tout qualifier les synergies opérationnelles et stratégiques entre cette startup et les métiers de l’entreprise qui compte.

En effet, ce n’est pas parce qu’une startup apparaît aux yeux de l’écosystème comme une “pépite” qu’un grand groupe va travailler avec elle. Un grand groupe n’est pas un simple investisseur qui constituent un portefeuille de projets à fort potentiel. En général, un grand groupe ne s’investit dans la collaboration avec une startup que si celle-ci est en cohérence avec le plan stratégique de l’entreprise et/ou si elle apporte une solution opérationnelle à une problématique métier.

D’ailleurs, il faut rappeler que dans la majorité des cas, l’équipe Innovation / Open Innovation n’est pas en capacité de financer les projets qui auront lieu avec les startups. Cette équipe agit comme une fonction “support” des équipes métiers dont le rôle est de trouver des solutions innovantes aux problématiques des métiers et, éventuellement, de les connecter avec des startups et les accompagner dans d’éventuels POC avec elles.

C’est d’ailleurs la bonne présentation de ces synergies dans un cas d’usage métier (business case ou usecase) qui permettra de convaincre les équipes métiers de mener une expérimentation avec la startup et de les impliquer dans la réussite du projet.

Or, ce cas d’usage ne peut être construit par personne d’autres que les équipes métiers elles-mêmes avec l’aide de l’équipe Innovation / Open Innovation car cela nécessite souvent une expertise métier pointue et une profonde connaissance de l’entreprise.

C’est cette qualification interne qui est la plus importante et doit prendre le dessus par rapport à la qualification externe réalisée avec l’écosystème pour détecter les “meilleures” startups. En d’autres termes, il est inutile de passer du temps à chercher des “pépites” et à les qualifier en collaboration avec l’écosystème si aucune équipe métier n’a d’intérêt à collaborer avec elles.

COMBINER ET COMPLETER LES 2 APPROCHES

En résumé, identifier et qualifier une “pépite” ne sera d’aucune utilité pour l’équipe Innovation / Open Innovation en l’absence de synergies clairement identifiées avec une équipe métier en interne.

Mais à l’inverse, lorsque des synergies émergent entre une équipe métier et une startup, il est capital de pouvoir mobiliser rapidement un réseau de prescripteurs qui pourra émettre un avis sur la “qualité” du projet entrepreneurial en tant que tel. En particulier, c’est la question de la pérennité qui doit être au centre de cette qualification.

Comme nous l’avons dit un peu plus haut, nous avons eu en 2016 près de 10K créations de startups en France portant le nombre total de startups à 15K environ. Cependant, dans la même année, il y a eu plus de 8K échecs (50% échouent la 1ère année suivant la création et 90% dans les 5 ans).

Pour un grand groupe ayant des synergies avec une startup et souhaitant collaborer avec elle, la remise en question de sa pérennité est donc tout à fait légitime. Il est crucial même de diminuer au maximum la probabilité de l’échec de la startup en plein POC pour garder intacte la crédibilité de l’équipe Innovation / Open Innovation qui l’a présentée aux équipes métiers.

Enfin, et pour conclure, une 3ème approche de la problématique de la qualification se développe peu à peu : il s’agit de la prescription de startups entre grands groupes. En effet, dans le cas de groupes non- concurrents, le partage d’expériences et la prescription de startups sur des problématiques métiers similaires est une des qualifications les plus fiables puisqu’elle est ancrée dans l’expérimentation concrète des mêmes types de synergies.

Cette pratique n’est pas récente mais tend à se répandre de plus en plus ces derniers mois, notamment dans les espaces de rencontre entre équipe Innovation / Open Innovation mais aussi entre équipes métiers.

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